Les Afrikaners vont longtemps se considérer comme les authentiques sud-africains, architectes de l’Afrique du Sud moderne, surnommant les Blancs anglophones « couilles salées »[12] (car ils auraient un pied en Afrique du Sud, un au Royaume-Uni et les parties dans l’Atlantique), alors que les non-Blancs étaient relégués dans des rôles subalternes, justifiés selon les plus fondamentalistes des Afrikaners par la malédiction de Canaan (terme biblique concernant Ham, fils de Noé). Le président de la Fédération sud-africaine de Rugby, Louis Luyt, finit même par démissionner et fonder un parti dévoué à la cause afrikaner, l’Alliance fédérale[54]. Après des combats acharnés, le conflit se solde par la victoire du Royaume-Uni, par l’internement de 120 000 civils boers et la mort de plus de 27 927 d’entre eux (dont 22 074 enfants de moins de 16 ans) dans 45 camps de concentration construits par les troupes britanniques. Dans les années 1980, c'est dans ce climat particulier qu'une vingtaine de fermiers du nord du Transvaal furent assassinés. » (« Je suis un Afrikaner ») et il ajouta : « Peu importe que le Landrost me condamne au fouet, je ne me tairai pas ». Le premier témoignage de son utilisation est attribué à Hendrik Bibault en 1707, arrêté pour scandale public et condamné au fouet. Les Afrikaners (d’abord appelés Boers) sont les descendants des colons d’origines hollandaise, allemande et française qui, à partir du XVII e siècle, vont progressivement occuper la région du Cap de Bonne-Espérance. Ils n’en revendiquent pas moins le droit historique et le devoir de maintenir leur souveraineté sur l’Afrique du Sud. Ceux qui ne font pas partie du cercle des élus sont donc des proscrits, condamnés depuis le commencement des temps. À partir de 1976 et de l’avènement de la télévision, des cinéastes de langue afrikaans comme Manie van Rensburg réalisent des fictions et séries de bonne facture pour la télévision nationale et le cinéma, notamment centrées sur la psychologie afrikaner comme "Verspeelde Lente" (1983), "Die Perdesmous" (1982) et "The Native Who Caused All the Trouble" (1989), sur les Afrikaners urbains comme "Die Bankrower" (1973), "Die Vuurtoring" (1984), "Taxi to Soweto" (1991 et sur les racines du nationalisme afrikaner comme "Heroes" (1985), et "The fourth reich" (1990)[48]. Le concept d'Afrikaner a pris son sens actuel au XVIIIe siècle en réservant exclusivement son application aux descendants de ces Blancs non anglophones, nés en Afrique du Sud depuis l'établissement au Cap, en 1652, d'une colonie par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales[1]. L’échec du mouvement ouvrier conduit à une mobilisation insolite rassemblant travaillistes, socialistes et communistes derrière les nationalistes du Parti national de James Barry Hertzog qui remporte les élections générales de 1924. A contrario, d'autres encore comme Frans Venter traitent de la question "raciale" par le biais du paternalisme (Die Swart Pelgrims) et sont bien accueillis par la presse gouvernementale de langue afrikaans. C’est ainsi que, par une interprétation de la doctrine calviniste de la prédestination selon laquelle le salut de l’homme est prédestiné (par Dieu, indépendamment de l'homme et de ses actions), justifiant le fait que des élites dirigent le monde et que des non élus obéissent aux premiers, les concepts ségrégationnistes sont avalisés par les prédicateurs de l’Église réformée hollandaise. Si elles sont toutes trois autonomes, elles sont liées par un organisme consultatif fédéral. « Ils étaient racistes, très attachés à la terre, et généreux. Celle-ci s'étend alors sur 194 000 kilomètres carrés et compte un peu plus de 60 000 habitants dont quelque 25 000 Blancs, majoritairement des Boers d'origine franco-germano-néerlandaise, 15 000 Khoisans, 25 000 esclaves et un millier d'hommes libres (anciens esclaves libérés de leur servitude). Une étude portant sur les origines de la population afrikaner en 1807 répartissait celle-ci à l’époque en Néerlandais (36,8 %), Allemands des États de langue allemande (35 %), Français (14,6 %), non-Blancs (7,2 %), autres (2,6 %), indéterminés (3,5 %) et Britanniques (seulement 0,3 %). En 1913, les différents distributeurs furent regroupés sous le contrôle de la société "African Films" qui fixa les règles de l’industrie cinématographique nationale pendant de longues années. Dès lors, la défense de la langue se confond avec celle de l'identité afrikaans[3]. Cet art s’est essentiellement développé au XXe siècle avec des artistes natifs des Pays-Bas comme Anton van Wouw, considéré comme le père de la sculpture sud-africaine et notamment auteur de la fameuse statue de Paul Kruger à Pretoria. Ces uitlanders (étrangers) dépassèrent rapidement en nombre les Boers sur le gisement central du Witwatersrand, tout en restant minoritaires sur l'ensemble du territoire de la république du Transvaal. Ainsi Promised Land, tiré d’un roman de Karel Schoeman, décrit le retour d’un expatrié afrikaner sur sa terre natale, située dans une région rurale désertique, où il est confronté à des Afrikaners en état de déshérence sociale et psychologique et nostalgiques de l’apartheid. En 1939, le Parti national est brièvement réunifié pour contrer l’entrée de l’Afrique du Sud dans la Seconde Guerre mondiale. Le conflit commence dans les mines de charbon puis s’étend à tout le bassin minier du Rand, regroupant 20 000 travailleurs blancs. Après le court conflit de la Première guerre des Boers, le Transvaal, à la fin des années 1880, entre brutalement dans l’ère du capitalisme industriel à la suite de la découverte de gigantesques gisements d’or dans le Witwatersrand. Ainsi, une opposition progressiste et surtout hostile à la ségrégation raciale émerge à partir de 1974 et trouve un chef de file afrikaner plus efficace, Frederik van Zyl Slabbert. Seul le Nord-Transvaal, peuplé principalement d’Afrikaners et bastion du Parti conservateur, refuse par 59 % des voix de le soutenir. La communauté afrikaner est néanmoins partagée entre un groupe urbanisé, sensible au prestige culturel des conquérants anglais, et un groupe rural, jaloux de son indépendance et de ses privilèges, hostile à la nouvelle administration britannique. Au Transvaal par contre, le concept est restrictif puisqu'un Afrikaner ne peut être qu'un membre de l'Afrikanerdom, c'est-à-dire un participant du Grand Trek ou ses descendants[5]. Un épisode va longtemps marquer les esprits de la communauté afrikaner et alimenter leur acrimonie envers les Britanniques. Il rétorqua au Landrost (bourgmestre) de Stellenbosch qui venait de le condamner et de lui infliger ce châtiment : « Ek been ein Afrikaaner ! À partir de 1927 le Bond va accroître son activisme et étendre son influence et son audience au sein de la communauté de langue afrikaans. 60 000 Afrikaners (2011) sont en mesures de comprendre, ou parler le néerlandais. La chanson en afrikaans la plus célèbre est Sarie Marais (1900), d’ailleurs adaptée de la mélodie américaine "Ellie Rhee" datant de la guerre de Sécession. Au début du XIXe siècle, se cristallise dans la mentalité afrikaner la prise de conscience d’un destin commun, favorisée par l’isolement géographique par rapport au pouvoir central de la Colonie du Cap. C'est en février 1657 que la compagnie délivra ainsi ses premières autorisations à neuf (ex-)employés pour s'établir librement le long de la rivière Liesbeek. La discrimination et la ségrégation raciale ne sont plus justifiées en termes idéologiques mais en termes économiques et politiques : la survie du capitalisme et la lutte contre le communisme. The British failed to fulfill their promises of internal self-government to the Boers, however, and late in 1880 the Afrikaners revolted against the British and declared a new Transvaal republic. Si cette image des Afrikaners est d’abord dépassée par celle de peuple résistant et martyr des camps de concentration britanniques de la Seconde guerre des Boers puis, après la Seconde Guerre mondiale, par celle qu’implique leur rôle dans la promotion de l’apartheid, elle n’en reste pas moins la référence primaire qui a fondé le sentiment d’appartenance identitaire de tout le peuple afrikaner. La dernière modification de cette page a été faite le 27 novembre 2020 à 17:46. Pour les références spécifiquement liées à la Guerre des Boers, voir l'article concerné. Le thème récurrent n’est plus dès lors la défense de l’identité afrikaans face aux anglophones mais celui du peuple blanc d’Afrique du Sud (anglophones, afrikaners, lusophones soit 2,5 millions de personnes en 1950, 21 % de la population totale) menacé par la puissance de la démographie africaine (8 millions de personnes en 1950 soit 67 % de la population totale)[31]. Its proximate cause was a clash over land rights in Natal and the massacre of Voortrekkers by the Zulu king Dingane. La communauté afrikaner est très largement chrétienne et membre de l'Église réformée hollandaise. The discovery of diamonds in these lands around 1900 resulted in an English invasion which sparked the Boer War. 1886 - Gold is discovered and the Witwatersrand Gold Rush occurs. Cette ascendance non européenne est de 4,8 % en moyenne, dont 2,1 % d'ascendance africaine et 2,7 % d'ascendance asiatique/amérindienne. Le nombre de résidents blancs et afrikaners dans ce pays a diminué sensiblement depuis le recensement précédent de 1996[13]. Un Afrikaner est un Sud-africain blanc d’origine néerlandaise, française, allemande ou scandinave qui s’exprime dans une langue dérivée du néerlandais du XVIIe siècle : l’afrikaans. En 1828, l’anglais devient la seule langue officielle des affaires administratives et religieuses. Ce sentiment se limite à la perception d’une destinée commune et c’est à partir de 1875, consécutivement à l’apparition des journaux en afrikaans puis du premier livre d’histoire des Afrikaners par Stephanus Jacobus du Toit[8] en langue afrikaans, que se forge le mouvement identitaire afrikaner, sous l’effet et en réaction à l’impérialisme britannique et à son idéologie libérale[9]. La musique afrikaans traditionnelle comme la "Boeremusiek" est musicalement similaire à la musique folk américaine. La force démographique dans la communauté blanche et la mobilisation des Afrikaners leur permet de remporter le référendum consultatif face aux anglophones fidèles à la monarchie britannique et de proclamer la république le 31 mai 1961. Le 6 avril 1652, au commandement de cinq navires de la compagnie néerlandaise des Indes orientales (nommés Reijer, Oliphant, Goede Hoop, Walvisch, Dromedaris), le capitaine Jan van Riebeeck débarque dans la baie de la Table près de la péninsule du Cap de Bonne-Espérance, à la pointe sud-ouest de l'Afrique. Cette équipe est alors majoritairement composée d'Afrikaners ( Pierre Van Wyk, le seul marqueur de points pour son équipe, Guy Coombe, Andrew Ballot, François Cloete, Kobus Van Deventer[55]...). Une culture spécifique émerge, fondée sur un dialecte, issu du néerlandais : l’afrikaans, une religion : le calvinisme, un territoire : les vastes espaces du Karoo, et surtout l’intime conviction d’appartenir à un groupe privilégié comparable à celui des Hébreux de la Bible, dans le cadre d’une société encore esclavagiste. Le terme de Boer a pu continuer à désigner les fermiers en zone rurale. Formant à l’origine une simple structure triangulaire, ces habitations s’ornèrent progressivement d’arêtes de plâtre moulé aux lignes courbes, celles-ci pouvant évoluer en volutes et spirales. Les premiers peintres afrikaners étaient avant tout des paysagistes influencés par les impressionnistes européens. L’histoire des Afrikaners s’est en fait forgée et continuellement référée à une représentation quasi religieuse, utilisant les comparaisons bibliques entre l’oppression des juifs dans l’Ancien Testament et l’exode des Afrikaners du Cap en 1835[6]. En 1938, les célébrations du centenaire de la Bataille de Blood River unissent les Afrikaners autour du thème du Volkseenheid (l’unité du peuple afrikaans) avec la reconstitution du Grand Trek. Géographiquement et pour des raisons historiques, la population afrikaner se répartit différemment selon les provinces : La Namibie est le second pays où la communauté afrikaner est la plus représentée. Si certains se réfugient dans des utopies communautaristes (Volkstaat), d’autres, qui considèrent notamment que les Afrikaners sont le cœur de la nation blanche d’Afrique du Sud, préfèrent tenter l’ouverture politique vers la majorité noire du pays sous le précepte selon lequel l’Afrikaner doit s’adapter pour survivre. Face à cette situation, les nationalistes afrikaners s’efforcent de réinventer des modèles culturels à partir du concept d’Afrikanerdom, forgé par Paul Kruger dans les années 1880 et destiné à sortir les Afrikaners pauvres de leur condition misérable et à les aligner sur la petite bourgeoisie anglophone. Perçus comme des rebelles, ils sont pourchassés et acculés à la reddition. The Afrikaners are also known as the “Boers,” the Dutch word for “farmers.” To aid them in agriculture, the Europeans brought in enslaved people from places such as Malaysia and Madagascar while enslaving some local tribes, such as the Khoikhoi and San. In South African contexts, "Boers" (Afrikaans: Boere) refers to the descendants of the proto-Afrikaans-speaking settlers of the eastern Cape frontier in Southern Africa during the 18th and much of the 19th century. Il termine Afrikaner è usato per distinguere, all'interno della popolazione bianca, quelli di lingua afrikaans da quelli di lingua inglese. En 1706, les colons néerlandais expriment leur défiance pour la première fois envers le gouvernement colonial. Les Afrikaners s’organisent alors au sein de partis nationalistes comme le "Het Volk", fondé par le général Louis Botha et prédécesseur du Parti sud-africain, une formation centriste prônant le rapprochement avec les anglophones. Le massacre de Retief, de son fils et de ses compagnons par le roi zoulou Dingane kaSenzangakhona est suivi du massacre de près de 300 civils boers (dont 41 hommes, 56 femmes et 185 enfants) à Blaauwkrans et Weenen. Pendant plus de 70 ans, la production nationale sud-africaine s’est essentiellement limitée à de grandes fresques historiques consacrées aux Afrikaners. Le 6 avril 1652, au commandement de cinq navires de la VOC (nommés Reijer, Oliphant, Goede Hoop, Walvisch, Dromedaris), le capitaine Jan van Riebeeck débarque dans la b Un processus d’anglicisation est en marche alors que le patois néerlandais, l’afrikaans, est dénigré. For 150 years, the Dutch were the predominant foreign influence in South Africa. C’est la période dite du Plaas Roman. Dans les années 1980, la peinture expose des êtres hybrides préfigurant un certain métissage, tandis que David Kuijers reprend dans les années 1990 les thèmes traditionnels de l’art décoratif de la peinture afrikaner. The two wings symbolised the Union of the 'two races' in South Africa: the English speakers and the Afrikaners. Sur les 8 % de Blancs que compte le pays, plus de 60 % d’entre eux sont des Afrikaners contre 32 % de germanophones, 7 % d’anglophones et 1 % de lusophones. Jugés, cinq d’entre eux sont condamnés à mort et pendus à Slachters Neck, le 9 mars 1816. Ceux-ci fondèrent au Transvaal une Église réformée indépendante, la Nederduitsch Hervormde Kerk qui sera elle-même victime d’une scission avec la Gereformeerde Kerk van Suid-Afrika. Cela signifie que nous nous sommes assimilés par près de quatre siècles de vie sur ce continent, et qu’en retour nous avons assimilé ces siècles dans nos os et notre sang : les rythmes de sécheresse et d’inondation, les famines et l’abondance, les cruautés inhumaines et les meurtres et les privations, les rires et l’amour, la pitié et la générosité. L’architecture sud-africaine de la communauté afrikaner est avant tout marquée par le style hollandais du Cap (Cape Dutch) d’inspirations néerlandaise, française, allemande et indonésienne. Cette ascendance non européenne semble provenir davantage de personnes emmenées au Cap en tant qu'esclaves (3,4 %) à l'époque coloniale que de la population locale de Khoe-San (1,3 %)[16]. Pendant cinq jours les combats font rage dans les quartiers ouvriers du rand pilonnés par l’aviation sur ordre du premier ministre Jan Smuts. À l’approche de la destination finale, les thèmes nationalistes et républicains se précisent alors que le pays est pavoisé aux couleurs sud-africaines, et le 16 décembre 1938, plus de 100 000 Afrikaners (1/10e de la population afrikaner) assistent à Pretoria à la pose de la première pierre du Voortrekker Monument, symbole phare du nationalisme boer en présence des descendantes d’Andries Pretorius, de Piet Retief et d’Hendrik Potgieter[28],[29]. À la fin des années 1880, le Transvaal entre brutalement dans l'ère du capitalisme industriel à la suite de la découverte de gigantesques gisements d'or dans le Witwatersrand. Dans un registre moins marqué par leurs origines, les Afrikaners Charles Bosman et Laurens van der Post, écrivent en anglais et connaissent une véritable notoriété internationale. Elle a pour nom apartheid (mot afrikaans signifiant « séparation », « mise à part »). En 1843, chassés du Natal (république de Natalia) par les Britanniques, les Voortrekkers traversent de nouveau le Drakensberg, s’installent sur les plateaux austères du Veld, écrasent les Ndebele du chef Mzilikazi et asservissent les Sothos. Ces mouvements restent marginaux mais leur activisme voyant menace le gouvernement et le Parti national. Ils sont aussi inspirés par la beauté des paysages sud-africains, l’esprit pionnier des Boers, la religion et la foi en un monde à l’image de Dieu, exprimant dans leurs poèmes et récits leur attachement à la culture paysanne occidentale, au monde chrétien et à ses bienfaits. Néanmoins, pour augmenter la production agricole de la colonie afin de nourrir la population et assurer le ravitaillement des navires, il recommanda que des colons soient libérés de leurs obligations vis-à-vis de la compagnie et autorisés à s'installer comme fermiers au Cap et à commercer. Dans les années 1980, les Afrikaners sont néanmoins ébranlés par les condamnations internationales dont l’Afrique du Sud fait l’objet pour sa politique d’apartheid et la violence politique qui l’accompagne. Ce sursaut provient notamment de la fréquentation importante des salles de cinéma par les Afrikaners, concomitamment au développement de la télévision privée en afrikaans sous la tutelle d’institutions dotées comme DStv.com[50]. Les premiers sont irrémédiablement attachés à l’Afrique et ne se reconnaissent plus dans la lointaine Europe. À partir de 1779, l'expansion des Boers est ralentie par les conflits qui se développent sur la frontière orientale avec les populations de langue bantou, les Xhosa, obligeant les autorités de la Colonie du Cap à intervenir en annexant de nouveaux districts et en imposant aux Boers de nouvelles frontières. Cette politique est menée consciencieusement par les gouvernements de Daniel François Malan (1948-1954), de Johannes Strijdom (1954 - 1959), puis d’Hendrik Verwoerd (1959-1966), avec le soutien, à chaque élection de plus en plus massif, des Afrikaners ralliés progressivement par la majorité des anglophones. Le Parti uni, l’opposition officielle, mené par Sir De Villiers Graaff, un afrikaner anobli par la reine d’Angleterre, ne parvient pas à contenir l’hémorragie de ses électeurs essentiellement anglophones. C'est avec quatre-vingt-dix pionniers dont seulement huit femmes qu'il fonde Le Cap, la cité-mère de la future République d'Afrique du Sud, alors simple comptoir commercial sur la route des Indes. En 1815, un jeune boer de l'intérieur, Frederic Bezuidenhout, est tué par un policier hottentot après avoir refusé d'obtempérer à une convocation judiciaire et résisté à son arrestation. Si certains renoncent à leur identité culturelle, donnant naissance aux anglo-afrikaners, d'autres vont chercher à préserver leur spécificité culturelle sur fond d'esprit de réconciliation entre les ennemis d'hier[7]. Mais tout en construisant le cercueil, ils faisaient des blagues pour savoir si la bonne allait rentrer dedans. En 2007, 21 des 30 sélectionnés de l’équipe des Springboks lors de la Coupe du monde de rugby étaient des Afrikaners, parmi lesquels Schalk Burger et François Steyn. Dans ce livre, l’auteur exprime l’attachement physique qui le lie à son pays et ses doutes d'Afrikaner progressiste, opposé à la ségrégation raciale, face à l’avènement à la fois espéré et redouté d’un gouvernement à majorité noire à la direction du pays. Les régions afrikaners lui apportent leur soutien mais dans des proportions bien moindres que les régions anglophones. En avril 1994, en très large majorité, les Afrikaners et les anglophones apportent leur suffrage au Parti national de Frederik de Klerk, lui permettant d’obtenir 20 % des suffrages lors des premières élections nationales non discriminatoires du pays. Au départ, il s’agissait d’ailleurs de célébrer le souvenir des Trekboers. Les Afrikaners ont en effet toujours été sur-représentés au plus haut niveau des instances dirigeantes du rugby sud-africain, avec des personnalités telles que Danie Craven (ancien capitaine, entraîneur et président de la Fédération sud-africaine de rugby) ou Louis Luyt. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En 1833, après avoir reconnu l’égalité des droits entre Hottentots et Blancs, les Anglais abolissent l’esclavage, provoquant ainsi l’exode d’une partie des éleveurs afrikaners de la frontière. Dans ce pays, la rébellion des Afrikaners fut rapidement étouffée, mais non l’état d’esprit qui l’avait fait naître. En mai 2008, c'est en tant que minorité nationale, et après une campagne active menée par le Front de la liberté que les Afrikaners sont intégrés au sein de l'Organisation des nations et des peuples non représentés (UNPO), dont l'objet est la lutte pour les droits des minorités, par le biais du lobbying auprès des Nations unies et de l'Union européenne. Cette statistique comprend les communautés métis et noires qui ont fait de l’afrikaans leur langue maternelle. Il relate la lutte d’un petit peuple élu pour rester fidèle au dessein de Dieu, de la révolte de 1795 aux exécutions de Slagter's Neck en 1815, du Grand Trek de 1836 identifié à l’exode d’Égypte au meurtre de Piet Retief et au triomphe de Blood River[19]. En 1927, un poème lyrique en afrikaans de Cornelius Jacob Langenhoven, Die Stem van Suid-Afrika, décrivant l’immensité du veld et l’allégeance des pionniers envers leur pays, devient l’hymne national d’Afrique du Sud tandis que Totius, poète et professeur de théologie, s’inspire du calvinisme pour proposer une lecture religieuse de l’histoire des Afrikaners dont les souffrances seraient la preuve de leur élection divine[42]. Cette politique d’apartheid est censée à la fois compléter et se différencier de la barrière de couleur (colour bar) et du principe du Baasskap (la domination blanche, en vigueur depuis le XVIIe siècle). La colonie s’étend alors sur 194 000 kilomètres carrés et compte un peu plus de 60 000 habitants dont quelque 25 000 Blancs, majoritairement des Boers d’origine germano-néerlandaise et française, 15 000 Khoisans, 25 000 esclaves et un millier d’anciens esclaves libérés de leur servitude (alors désignés comme "hommes libres"). Selon un recensement effectué en 2001, la Namibie compterait 133 324 locuteurs de langue afrikaans soit 9,5 % du total de la population[15]. The city of Johannesburg grows rapidly. À partir de 1984, la Fédération internationale de rugby se joignit à un embargo sportif contre l’Afrique du Sud en raison de sa politique ethnique. Néanmoins, pour augmenter la production agricole de la colonie afin de nourrir la population et assurer le ravitaillement des navires, il recommanda que des colons soient libérés de leurs obligations vis-à-vis de la compagnie et autorisés à s’installer comme fermiers au Cap et à commercer. La même année, on note le timide retour officiel du rugby à XIII avec la première participation de l'équipe d'Afrique du Sud à la Coupe du monde ; mais comme pour l'édition suivante en 2000, les « Rhinos » ne parviennent pas à dépasser la phase des poules. Celui-ci se scinde en deux formations en 1935, quand l’aile conservatrice refuse de suivre Hertzog dans le Parti uni, fruit d’un rapprochement avec l’Anglo-afrikaner Jan Smuts. Elle reste cependant très minoritaire au sein de l’électorat afrikaner, tandis que l’effondrement du Parti uni, parti des libéraux conservateurs, contribue au triomphe électoral du Parti national en 1977. Durant cette époque, l’un des thèmes dominants de la littérature afrikaans est la description du déchirement des Afrikaners entre villes et campagnes et l’exaltation de la liberté individuelle et de la frontière[43]. « Ce conservatisme idéaliste se caractérise par un attachement au passé, aux idéaux de la "pureté linguistique et raciale" et aux normes religieuses et morales »[44]. Ne constituant plus qu’une minorité ethnique parmi d’autres, les Afrikaners sont sur la défensive, s’estimant marginalisés par le nouveau pouvoir du Congrès national africain. Ces républiques vont rester rurales et arriérées jusqu’aux découvertes minières (diamants en 1867, or en 1886) au cœur du Transvaal, où va s’élever la métropole de Johannesbourg. Issu de l’affrontement au sein du Parti national entre les Verkramptes (" les Crispés", soit les conservateurs) et les Verlightes ("les éclairés" soit les réformistes) du Parti national, le Parti conservateur est fondé par Andries Treurnicht dans le but de s’opposer à l’ouverture politique aux autres communautés sud-africaines et, sans succès, à l’instauration d’un Parlement tricaméral. À partir de 1835, les Trekboers franchissent le fleuve Orange et la chaîne du Drakensberg, et fondent au cœur du pays zoulou la république de Natalia à la suite du Grand Trek de 1836. En dessert, les spécialités afrikaners sont les koekesters (ou koeksisters en anglais), des beignets au miel très sucrés, et la melktert, une tourte aux pommes servie avec de la crème et parfumée au brandy. Populations significatives par régions. Hermann Giliomée, professeur de sciences politiques à l’université du Cap, Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Compagnie néerlandaise des Indes orientales, Fédération des organisations culturelles afrikaans, premières élections nationales non discriminatoires du pays, élections générales sud-africaines de 1999, Organisation des nations et des peuples non représentés, International Institute for Applied Systems Analysis (2001), Patterns of African and Asian admixture in the Afrikaner population of South Africa, Promised Land ou des Afrikaners face à eux-mêmes, La controverse provoquée par un chanteur afrikaner, The Last Trek: A Study of the Boer People and the Afrikaner Nation, les romans consacrés à la saga des Courtney, Église réformée hollandaise (Afrique du Sud), "With the Boer Forces", par Howard C. Hillegas (1900), Négociations sur le démantèlement de l'apartheid en Afrique du Sud, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Afrikaners&oldid=178352882, Article contenant un appel à traduction en anglais, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Depuis les élections générales sud-africaines de 1999, le vote afrikaner se concentre sur l’Alliance démocratique, un parti libéral-conservateur (issu d'une fusion du parti démocratique et du parti national) dirigé successivement par un anglophone, Tony Leon puis par Helen Zille (une Germano-anglophone). En 1877, SJ Du Toit publie le premier livre d'histoire des Boers-Afrikaners écrit qui plus est en afrikaans, Die Geskiedenis van ons Land in die Taal van ons Volk (L'histoire de notre pays dans la langue de son peuple) qui s'apparente à un manifeste politique des Afrikaners empreint de mysticisme. Les Boers (de l'afrikaans « boer », [b u ː ɾ] [1], signifiant « paysan », pluriel « Boere ») sont les pionniers blancs d'Afrique du Sud, originaires, pour la plupart, des régions néerlandophones d'Europe, des provinces indépendantes du nord, alors appelées Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), mais venant aussi d'Allemagne et de France. Ils mettent en application leur projet de société : l’apartheid. Ils refoulent les Hottentots et développent sur les étendues du Karoo une culture originale, fortement imprégnée de calvinisme et isolée des grands courants de pensée qui traversent l’Europe du XVIIIe siècle. Désireux d’accaparer les gisements d’or autant que d’unifier toute l’Afrique du Sud sous l’Union Jack, les autorités britanniques du Cap sous l’égide de Cecil Rhodes provoquèrent une série d’incidents qui aboutirent en 1899 au déclenchement de la Guerre anglo-boer. Ces écrivains sont d’abord inspirés par les conséquences néfastes de la Seconde guerre des Boers et par les souffrances endurées par ces derniers dans les camps de concentration britanniques. Le braai désigne une réunion entre amis, en plein air, dans un jardin ou sur une aire de pique-nique mais il représente aussi un acte social qui rassemble la classe moyenne blanche. ...read more. La grève tourne à l’insurrection. Nombre de patronymes afrikaners sont d’ascendance française huguenote.